Economía

Depuis la dernière usine européenne de pénicilline, Sandoz exhorte Bruxelles à agir face à la Chine

Depuis la dernière usine européenne de pénicilline, Sandoz exhorte Bruxelles à agir face à la Chine

« Nous nous battons, et nous allons continuer de nous battre, mais nous avons besoin de soutien. » Face à une concurrence asiatique qu’il juge déloyale sur les antibiotiques, le patron de Sandoz, Richard Saynor, n’entend pas rester sans réagir. A l’occasion de la célébration des 80 ans de son usine autrichienne de Kundl, ultime bastion occidental de la fabrication de pénicilline, le champion européen des médicaments génériques est passé à l’offensive. Le laboratoire suisse a annoncé, le 28 mai, avoir déposé, auprès de la Commission européenne, un projet de plainte antidumping concernant les importations chinoises de 6-APA, un ingrédient-clé de la production d’amoxicilline, le traitement dérivé de la pénicilline qui est aujourd’hui l’antibiotique le plus consommé au monde.

L’initiative est rarissime dans l’industrie du médicament. « Cette action historique constitue la première affaire de ce type déposée dans le secteur pharmaceutique depuis plusieurs décennies », souligne le laboratoire helvétique. Bruxelles doit désormais étudier le dossier afin de déterminer si ces allégations sont recevables et suffisamment solides pour faire officiellement l’objet d’une plainte et conduire, si c’est le cas, à l’ouverture d’une enquête.

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