Comme un retour en arrière. A peine pensait-elle passée la période de forte inflation que la France a vu les prix repartir brusquement à la hausse ces dernières semaines, ravivant les revendications d’augmentations des salaires. « Il est impératif de rouvrir des négociations salariales là où elles viennent de se conclure et d’anticiper celles qui sont prévues (…). Sinon, il existe un vrai risque d’accentuation de la fracture sociale », a mis en garde la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, dans Le Parisien, le 16 mai. « Il faut ouvrir les négociations partout, dans toutes les entreprises, dans toutes les branches », a réclamé son homologue de la CGT, Sophie Binet, sur Franceinfo, le 22 mai.
Les prix du carburant dépassent les 2 euros le litre (+ 42,1 % sur un an pour le gazole, selon l’Insee, + 17,8 % pour l’essence), et l’indice des prix à la consommation a, quant à lui, bondi de 2,2 % sur un an en avril. La Commission européenne table sur une inflation de 2,4 % en 2026 en France.
Une conjoncture en complet décalage avec la situation anticipée par les entreprises au début de l’année, alors que l’inflation était au plus bas depuis cinq ans (+ 0,3 % sur un an en janvier, selon l’Insee), ce qui faisait même espérer des gains de pouvoir d’achat pour les salariés en 2026. Mais la guerre au Moyen-Orient, débutée le 28 février, a fait voler en éclats ces prévisions.
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