Cultura

Un mémorial pérenne en mémoire des victimes du génocide des Tutsi, à Paris

Un mémorial pérenne en mémoire des victimes du génocide des Tutsi, à Paris

L’épure pour dire l’horreur. Au milieu de l’agitation urbaine du quai d’Orsay à Paris, deux blocs de laiton noir posés sur une dalle de pierre de lave se dressent depuis quelques jours sur l’esplanade Habib-Bourguiba, surplombant la Seine. Cette double stèle de l’artiste Grada Kilomba, commandée en mémoire aux victimes du génocide des Tutsi au Rwanda, sera inaugurée le 2 juin par Emmanuel Macron et le président rwandais, Paul Kagame. Une œuvre qui surprend par ses dimensions humaines : on a rarement vu mémorial si peu démonstratif.

Quelques mots sobres gravés dans le métal rappellent la tragédie : entre le 7 avril et le 4 juillet 1994, plus de 1 million d’hommes, de femmes et d’enfants ont été massacrés parce qu’ils étaient Tutsi. « Ici, comme une archive, reposent les voix et les mots, les souvenirs et les expériences, les sentiments et les espoirs des victimes et des survivants », peut-on lire – en français, en anglais et dans les deux langues officielles rwandaises, le kinyarwanda et le swahili. Sur les quatre flancs les plus étroits de la structure résonnent les hauts lieux de cette mémoire classés à l’Unesco : Nyamata, Murambi, Gisozi et Bisesero (Rwanda).

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