Elle n’avait plus été éliminée si tôt d’un tournoi du Grand Chelem depuis 2022. La numéro un mondiale, Aryna Sabalenka, s’est inclinée, dimanche 5 juillet, en huitièmes de finale de Wimbledon face à la Japonaise Naomi Osaka (6-2, 7-6 [7/2]). Dominée par l’ancienne numéro un mondiale, la joueuse biélorusse a parfois semblé sans solutions. Un schéma qui évoque celui du quart de finale de l’édition 2026 de Roland-Garros, où Aryna Sabalenka a brutalement perdu pied contre la Russe Diana Shnaider, alors qu’elle semblait avoir la partie en main, le 3 juin, Ce jour-là, la joueuse de tennis de 28 ans, au physique puissant (1,82 mètre, 80 kg), a exposé sa fragilité mentale. Il a suffi que le vent tourbillonne sur le court Philippe-Chatrier pour que la Biélorusse, qui avait servi pour le gain de la rencontre, perde dix jeux de suite et s’incline en trois sets (3-6, 7-5, 6-0). Avec 57 fautes directes, elle s’était sabordée.
Le problème, pour celle qui est la numéro 1 mondiale, c’est que, depuis qu’elle s’est ainsi installée à la tête du circuit féminin – temporairement en septembre 2023, puis plus durablement fin 2024 –, elle n’a cessé de présenter un double visage : autant elle peut sembler, le plus souvent, impériale sur le court, autant elle peut aussi afficher de surprenantes fragilités qui la conduisent à perdre le fil de matchs importants alors qu’elle semble les contrôler.
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