Dans une lettre manuscrite transmise à son avocat, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son ex-femme, Delphine Aussaguel, selon une information communiquée par son conseil, Pierre Debuisson, à La Dépêche du Midi. « Il m’a remis un écrit détaillé en formulant des aveux de culpabilité », a déclaré ce dernier au quotidien régional.
Le 17 octobre 2025, le peintre-plaquiste de 38 ans avait été reconnu coupable du meurtre de son épouse, une infirmière de 33 ans dont le corps n’a jamais été retrouvé, et condamné à trente ans de réclusion criminelle. La cour d’assises du Tarn avait estimé que le meurtre de Delphine Aussaguel était « caractérisé », affirmant en outre n’avoir pas été convaincue par les déclarations de l’accusé.
La juridiction avait également estimé que des témoignages recueillis, le fait que la personnalité de l’accusé était « compatible » avec le passage à l’acte, ainsi que sa non-acceptation du départ de son épouse pour un autre homme, constituaient des éléments suffisants pour établir sa responsabilité dans la disparition de son épouse, survenue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Détenu à l’isolement à la prison de Toulouse-Seysses depuis juin 2021, Cédric Jubillar s’était, jusqu’ici, toujours dit innocent.
« Pour l’heure, Cédric Jubillar réserve les détails des circonstances de la disparition de son épouse à la justice et se met entièrement à sa disposition pour livrer toutes les précisions nécessaires », a aussi dit sa défense à La Dépêche du Midi.