Le corps partiellement calciné retrouvé dans des vignes à Saint-Gilles (Gard) a été identifié comme celui d’une « influenceuse » de 29 ans, identifiée par plusieurs médias comme Sonia Bellina, et deux suspects ont été interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte pour assassinat, a annoncé, mercredi 19 août, le parquet de Nîmes.
Les deux hommes, interpellés mercredi, ont été « placés en garde à vue en raison d’éléments laissant suspecter leur participation aux faits, directe ou indirecte » a précisé dans un communiqué la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.
Le 12 août, le corps « partiellement carbonisé » d’une femme avait été retrouvé dans des vignes à Saint-Gilles, petit village à une vingtaine de kilomètres de Nîmes.
« Le retour de l’expertise ADN permet de confirmer », a ajouté le parquet, que la victime est bien une « influenceuse de réseaux sociaux âgée de 29 ans », identifiée par plusieurs médias comme Sonia Bellina, suivie par plus de 250 000 personnes sur TikTok. L’identité de la jeune femme a été « largement relayée depuis 48 heures », à la suite notamment des « déclarations de sa famille inquiète de la disparition » de la victime domiciliée à Nîmes, a précisé le parquet.
La sœur de la victime dénonce un « harcèlement » sur les réseaux sociaux
Le 17 août, le quotidien Midi Libre avait interrogé une femme présentée comme la grande sœur de la victime. « Elle est tombée sur un mauvais gars au mauvais moment », affirmait-elle dans une vidéo publiée sur le site du journal. Evoquant les réactions de certains internautes sur les réseaux sociaux et des commentaires en ligne injurieux après la disparition inquiétante de la victime, elle avait dénoncé un « harcèlement ».
Dans une autre vidéo circulant sur les réseaux sociaux, une sœur de la jeune femmme disait craindre qu’elle ait été victime d’un homme qu’elle fréquentait, assurant que la famille ne connaît pas son identité. « Elle est sortie un soir, (…) elle n’est jamais revenue. »
Interrogé par l’Agence France-Presse, l’avocat de la famille, Mourad Battikh, a lui aussi dénoncé la « cruauté sans nom » des réactions en ligne à propos des nombreuses vidéos où la jeune femme expose son physique. « Cela ajoute du malheur au malheur, c’est ignoble, odieux, et évidemment nous poursuivrons chaque personne qui se rend coupable d’une infraction », a-t-il mis en garde. L’avocat a encore évoqué le « désarroi, la douleur, la peine immense » de l’entourage de la jeune femme.