Politique

Ilots du Pacifique : Vanuatu prêt à porter son différend avec la France sur le terrain du droit international

Ilots du Pacifique : Vanuatu prêt à porter son différend avec la France sur le terrain du droit international

« Notre génération doit achever l’œuvre de l’indépendance. » A l’occasion de la fête nationale de Vanuatu, jeudi 30 juillet, son premier ministre, Jotham Napat, a réaffirmé un argument qu’il défend depuis plusieurs mois. Sans Matthew et Hunter, la décolonisation de l’ancien condominium franco-britannique n’est pas terminée. « Notre position est parfaitement claire : Matthew et Hunter appartiennent au Vanuatu », a-t-il réaffirmé devant une foule arborant les couleurs nationales, rassemblée dans le stade de l’Indépendance, à Port-Vila, la capitale.

Début juillet, après un déplacement à Paris pour évoquer ce dossier avec le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, le vice-premier ministre vanuatan, Johnny Koanapo, avait acté l’échec des discussions entamées en novembre 2025. « Nos positions sont manifestement trop éloignées, il est temps de passer à l’étape suivante », avait-il estimé, le 5 juillet.

La souveraineté française sur Matthew et Hunter, deux îlots volcaniques inhabités situés à environ 300 kilomètres au sud de Vanuatu et à 400 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Calédonie, date de 1965, à la suite d’un accord entre Paris et Londres, alors que Vanuatu était administré conjointement par la France et le Royaume-Uni. Mais pour Vanuatu, cet accord est contraire au droit international, puisque les populations autochtones n’ont pas été consultées. Il revendique donc la souveraineté sur ces deux îles depuis son accession à l’indépendance, en 1980.

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