Cinq secondes à peine après le coup de sifflet de final, la sono du bar Caju, à Rio de Janeiro, prend le relais. Il faut vite passer à autre chose : le Brésil vient de se faire éliminer en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football par la Norvège (1-2). À deux pas de la plage de Copacabana, le sol de ce coin de rue peint en jaune et vert et ses bandelettes assorties suspendues en l’air n’ont déjà plus raison d’être. Deux fois seulement le pays aux cinq étoiles était sorti si tôt de la compétition : en 1934, contre l’Espagne, et en 1990, contre l’Argentine de Diego Maradona.
« Je l’avais dit, putain ! », fulmine Martin Kalombo, 30 ans, les yeux encore rivés sur l’écran géant. « [Erling] Haaland, il n’a besoin que d’une occasion pour marquer. » L’attaquant norvégien en aura eu deux, pour autant de buts lors de ce match. Quelques mètres à sa gauche, Victoria Martins, elle, tombe de haut. « Je suis dégoûtée, j’y croyais vraiment cette année ! On avait fait de bons matchs, je trouvais qu’on avait une bonne équipe… Et on a eu de bien meilleures occasions que la Norvège ! », se lamente cette infirmière de 26 ans, crop top aux couleurs auriverde.
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