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Le FLNC radicalise son discours en menaçant « les non-Corses » lors d’une conférence de presse clandestine

Le FLNC radicalise son discours en menaçant « les non-Corses » lors d’une conférence de presse clandestine

Comme il l’avait fait lors de sa précédente prise de parole, en janvier 2024, le Front de libération nationale corse-Union des combattants (FLNC-UC) a rejeté, lors d’une conférence de presse clandestine rendue publique, jeudi 6 août, par Corse-Matin, seul média à y avoir assisté, le projet d’autonomie de la Corse actuellement examiné au Parlement. Fait notable, le groupuscule clandestin indépendantiste a nettement radicalisé son discours en menaçant explicitement, non plus seulement l’Etat français, mais les « non-Corses » qui viendraient s’installer sur l’île.

Si le propos s’est durci, le décorum, lui, n’a pas changé : une dizaine d’hommes, vêtus de noir, gantés, portant des masques blancs pour dissimuler leur visage sous des cagoules, armés de fusils d’assaut et alignés devant une grande banderole du FLNC. Devant eux, trois individus, dont l’un récite un texte de cinq pages d’une voix robotique, sont assis à une table recouverte d’un drapeau corse à la tête de Maure sur laquelle sont ostensiblement posées d’autres armes.

Le parquet national antiterroriste a confirmé au Monde, jeudi, l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme » et pour « infractions à la législation sur les armes ». Une procédure classique après ce type d’événements qui vise à « identifier les membres de cette organisation clandestine nationaliste violente », précise une source judiciaire.

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