Politique

Le projet de construction d’un nouveau pavillon d’accueil à l’Assemblée nationale vire à la polémique

Le projet de construction d’un nouveau pavillon d’accueil à l’Assemblée nationale vire à la polémique

Ce n’est qu’un bâtiment d’accueil. Mais c’est celui de l’Assemblée nationale (7e arrondissement de Paris). Un pavillon aussi élégant que passe-partout, jouxtant l’emblématique colonnade du Palais-Bourbon, conçu et édifié en 1888 par l’architecte Edmond de Joly sur les fonts baptismaux d’une actualité tragique : à la suite d’un attentat commis contre le député Jules Ferry, le 10 décembre 1887, il est décidé, pour la première fois dans l’histoire de la République, de ne plus donner aux citoyens un accès libre à leurs députés en édifiant ce pavillon de filtrage.

Ce n’est qu’un bâtiment d’accueil, non protégé de surcroît par le corps des architectes des bâtiments de France, que Yaël Braun-Pivet, la présidente (Renaissance) de l’Assemblée, envisage de raser, jugeant les conditions de réception du public « déplorables », « indignes d’une démocratie », pour le remplacer par un bâtiment à la façade en verre résolument contemporain. Quand soudain le sort dudit bâtiment d’accueil devient toute une affaire, avec l’irruption de passions exacerbées, de vents de contestation force 10, de menaces de recours judiciaires, de suspicions de collusions ou d’arrangements politiques.

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