Il avait émis le souhait de « libérer le potentiel commercial » de la Fédération internationale de football (FIFA), à la veille de la Coupe du monde la plus lucrative de l’histoire. Et même s’il provoque une levée de boucliers à travers le monde, Gianni Infantino est en passe de tenir parole. Lundi 27 juillet, l’instance internationale a communiqué vouloir créer une société gérant ses activités commerciales afin d’attirer des investisseurs extérieurs, confirmant une information du Financial Times et du Times. Et ainsi optimiser davantage encore les revenus d’une organisation orientée vers l’exploitation et maximisation des profits du sport le plus populaire de la planète.
Dans un courrier, envoyé mardi aux 211 fédérations internationales membres de la FIFA, que Le Monde a consulté, Gianni Infantino assume « un seul objectif » à ce nouveau projet : « générer autant de valeur que possible », ensuite redistribuée aux fédérations. Pour ce faire, il propose la création d’une société pour exploiter les droits commerciaux (diffusion télévisée, sponsoring, billetterie, etc.) des Coupes du monde masculine et féminine ainsi que du Mondial des clubs. Selon les calculs de la FIFA, en cédant 20 % de cette FIFA Forward Enterprise (FFE) à des investisseurs – menés par Joshua Kushner, frère de Jared, un gendre de Donald Trump – contre 4,2 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros), la société serait valorisée à 20 milliards de dollars.
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