Les lycéens se sont comptés et ont pu compter leurs soutiens, en cet « acte III » de leur mouvement. Et ils ont été nombreux. Quelque 266 000 manifestants ont été comptabilisés en France par le ministère de l’intérieur, dont 56 000 à Paris. Les organisateurs lycéens et étudiants dénombrent de leur côté 450 000 personnes dans les cortèges dont 100 000 à Paris.
A Lille, Marseille, Lyon, Paris, Clermont-Ferrand ou encore Rennes, des lycéens jusqu’alors rassemblés dans le seul périmètre de leur établissement sont venus en nombre grossir les cortèges. Beaucoup manifestent pour la première fois dans une ambiance le plus souvent bon enfant, même si des heurts ont éclaté à la fin de la mobilisation parisienne et que la journée a donné lieu à 488 interpellations selon le ministère de l’intérieur.
A Nîmes, parmi les 13 500 manifestants recensés par la préfecture, quatre jeunes du lycée Albert-Camus se mobilisent avec énergie : « Il n’y a pas d’incidents aujourd’hui dans la ville, et c’est beaucoup plus agréable, car on va peut-être enfin se faire entendre », estiment Mathilde, Fantine, Antonin et Melvil (nous avons choisi de ne pas donner les noms de famille des mineurs).
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