Économie

Pour adapter ses centrales au changement climatique, EDF prévoit d’investir près de 9 milliards d’euros sur quinze ans

Pour adapter ses centrales au changement climatique, EDF prévoit d’investir près de 9 milliards d’euros sur quinze ans

Non sans fierté, EDF se présente comme le « premier producteur mondial d’électricité bas carbone », donc comme un acteur de la lutte contre le dérèglement climatique. Mais le groupe public est malgré tout confronté à un défi vertigineux, comme l’ont rappelé les quatre canicules ayant frappé l’Hexagone depuis la fin de mai : quels sont les risques, à plus long terme, de fortes chaleurs et de sécheresses à répétition sur les centrales nucléaires ou hydrauliques de l’électricien national ? Et comment anticiper un réchauffement de l’air de 2,7 °C en 2050 par rapport à l’ère préindustrielle, voire de 4 °C en 2100 ?

A la confluence des principales interrogations, l’eau. Essentielle pour l’électricien comme pour d’autres usages (agriculture, eau potable, industrie), la ressource menace, elle aussi, de se réchauffer et de se raréfier. Pour la seule Garonne, selon les projections à l’horizon 2050, par rapport à la période 1976-2005, « les débits d’étiage [débits minimaux] chuteraient de 30 % à 50 %, avec un allongement marqué des périodes de bas débits », alerte l’une des six agences françaises de l’eau, chargée de ce fleuve. Quant à celle du Rhône, elle anticipe plutôt moins 20 % « vers 2055 », après une première baisse comprise entre 7 % à 13 %, selon les secteurs, entre 1960 et 2020.

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