A moins d’un an de l’élection présidentielle, le mot revient comme une ritournelle dans la bouche des prétendants à l’Elysée, de la gauche sociale-démocrate à la droite conservatrice. L’un après l’autre, chacun se réfère à son « expérience », alors que les candidatures se multiplient. Pas moins de quatre anciens premiers ministres se prévalent de leur passage à Matignon pour légitimer leurs ambitions : Edouard Philippe et Gabriel Attal, engagés dans un duel de popularité pour incarner le bloc central, et, de manière plus officieuse, les ex-chefs de gouvernement socialiste et chiraquien Bernard Cazeneuve et Dominique de Villepin.
D’autres aspirants s’imaginent, eux aussi, être les plus à même de « tirer les leçons » de leurs carrières politiques comme des deux quinquennats écoulés, dans l’espoir d’incarner un recours. A gauche, la candidate déçue de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a annoncé participer à la primaire du Parti socialiste (PS), en octobre. L’ancien chef de l’Etat François Hollande se tient, lui, en embuscade, désireux de représenter le camp social-démocrate, sans en passer par un processus interne, en prospérant sur sa stature d’ancien président de la République. Une manière de souligner la fragilité d’une candidature de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, pâtissant, à leurs yeux, d’un manque d’expérience politique…
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