Politique

Présidentielle 2027 : la candidature autonome de Marine Tondelier confortée par les militants écologistes en cas d’échec de la primaire

Présidentielle 2027 : la candidature autonome de Marine Tondelier confortée par les militants écologistes en cas d’échec de la primaire

Les militants écologistes ont soutenu lundi 6 juillet la volonté de leur dirigeante, Marine Tondelier, de se présenter de manière autonome à la présidentielle si la primaire unitaire de la gauche, qu’elle appelle de ses vœux mais qui est mal engagée, ne devait pas se tenir.

Ce vote, auquel Les Ecologistes ont participé la semaine dernière, était cependant une « enquête d’opinion interne » et n’a qu’un caractère indicatif. Le texte proposé précisait : « Les Ecologistes réaffirment leur souhait de réaliser une primaire rassemblant la gauche et les écologistes, qui ne peut en aucun cas être une primaire de l’union des centres. »

« Si cette solution devait ne pas aboutir, nous poursuivrons notre campagne pour la présidentielle 2027 autour de nos valeurs, nos idées, et de notre candidate Marine Tondelier, en restant ouverts et mobilisés », ajoutait-il également. Selon Marine Tondelier lundi sur X, « 65,13 % des votes exprimés l’ont donc été en faveur du POUR, avec une participation record à cette enquête d’opinion interne à hauteur de 60 % ».

Ce sont donc 4 409 votes favorables, 2 361 défavorables et 745 votes blancs. « Les adhérents écologistes envoient un message clair », s’est félicitée Mme Tondelier.

Primaire unitaire mal engagée

« Nous serons très attentifs aux résultats du vote du Parti socialiste du 9 juillet prochain et à ses conséquences », ajoute-t-elle, alors que les militants socialistes doivent se prononcer jeudi sur une orientation stratégique pour la présidentielle. En cas de défaite de l’option du premier secrétaire, Olivier Faure, la primaire unitaire, déjà mal engagée en raison des atermoiements socialistes, serait définitivement coulée.

Plusieurs opposants à Marine Tondelier, dont la députée de Paris Sandrine Rousseau, sont contre sa candidature, estimant qu’elle ajouterait encore plus de division à gauche. Certains, comme Sandrine Rousseau, sont favorables à une union avec Jean-Luc Mélenchon. D’autres, tel le sénateur Yannick Jadot, sont plus proches de Raphaël Glucksmann.

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