Économie

Rossel, le groupe belge qui se taille un empire dans la presse quotidienne régionale française

Rossel, le groupe belge qui se taille un empire dans la presse quotidienne régionale française

A Lille, la haute façade triangulaire du siège historique de La Voix du Nord, au style néoflamand, a pignon sur rue. C’est aussi derrière ces fameux murs de pierre dominant la Grand-Place que le puissant groupe de médias belge Rossel, propriétaire depuis plus d’une vingtaine d’années du quotidien issu de la Résistance, a lancé sa conquête française.

Numéro un de la presse francophone en Belgique, mais à l’étroit dans son propre pays, il a peu à peu étendu son empire sur l’information locale de l’Hexagone, prenant notamment possession des journaux Le Courrier picard (2009), L’Union et L’Est éclair (2013), ou encore Paris Normandie (2020).

Il a également annoncé, le 3 septembre, être entré en négociations exclusives avec le Groupe Sud Ouest pour en acquérir 80 % du capital, ce qui conforterait, en chiffre d’affaires, sa place de troisième entreprise de presse quotidienne régionale (PQR) en France, derrière SIPA Ouest-France et EBRA (Le Progrès, Le Dauphiné…).

« La France est, dans les années 2000, devenue stratégique pour nous », raconte Bernard Marchant, président exécutif et administrateur délégué du groupe Rossel, également président de Rossel France SA, qui reçoit au deuxième étage du bâtiment. « Il y a une volonté de continuer le développement », assure, à son côté, son bras droit, Olivier de Raeymaeker, directeur général de Rossel France depuis 2024. A rebours des difficultés financières de la presse, l’entreprise croit encore à ce secteur, et sa branche française comptait, fin 2025, 1 579 salariés.

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