Comme un clin d’œil au tiki-taka, le jeu collectif qui a fait la gloire du FC Barcelone, le Tour de France a choisi un exercice qui fait lui aussi appel aux vertus de groupe pour lancer son édition 2026. Samedi 4 juillet, les coureurs s’élanceront dans les rues de la capitale catalane pour un contre-la-montre par équipes de 19,6 kilomètres dès 17 h 05.
Un effort court mais surtout intense, notamment dans les quatre derniers kilomètres, où deux bosses attendront les coureurs : la côte de Montjuic (1,1 kilomètre à 5,1 %) et celle du stade olympique (800 mètres à 7 %). La quête du premier maillot jaune devrait déjà proposer une explication entre les favoris du classement général.
L’exercice est aussi périlleux qu’original : un contre-la-montre par équipes n’avait pas fait office de lever de rideau sur un Tour de France depuis 1971. « C’est une épreuve assez stressante, admet Frédéric Ostian, entraîneur chez Cofidis. Sur l’épreuve individuelle, les coureurs gèrent leur allure. Là, ça va plus vite, et ils ne voient pas forcément ce qui se passe devant eux. »
Avant même le départ de la course, ce contre-la-montre a représenté un petit casse-tête pour les staffs des 23 équipes engagées. « On a commencé à le travailler en décembre », explique Anthony Bouillod, coach de l’équipe Groupama-FDJ United. Mais les obstacles étaient partout, y compris sur la route. « On a roulé sur des circuits automobiles, fermés. A cette vitesse [environ 55 km/h], on n’a presque plus le choix si on veut être dans de bonnes conditions au niveau de la sécurité », raconte-t-il.
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