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Avec la canicule, l’extension de la surveillance des zones de baignade en question

Avec la canicule, l’extension de la surveillance des zones de baignade en question

Un premier épisode caniculaire d’une précocité inédite, six jours durant lesquels les températures s’envolent, et déjà au moins huit morts par noyade comptabilisés dans la presse : l’équation a de quoi inquiéter.

Rien que dans la journée du mercredi 27 mai, deux décès ont été annoncés – celui d’un père de famille de 38 ans sur une base de loisirs de Seine-Maritime, et celui d’un homme de 24 ans au large d’une plage du littoral atlantique de la Gironde. Mardi 26, c’est un jeune de 18 ans qui a trouvé la mort, à Cergy (Val-d’Oise), alors qu’il se baignait avec des amis. La veille, un adolescent de 17 ans se noyait dans la Marne, quarante-huit heures après le décès, dans le même département mais cette fois-ci dans la Seine, d’un autre garçon du même âge. Entre-temps, dimanche 24 mai, deux baigneurs (une quinquagénaire, un sexagénaire) étaient, eux, emportés par des courants de baïnes, sur le littoral atlantique. Ce même dimanche, une trentenaire se noyait dans un étang en Alsace, sous les yeux d’autres baigneurs.

La liste, non exhaustive, dont on peut craindre qu’elle n’évolue vite cette année, avec des vagues de chaleur amenées à se répéter, questionne, certes, les responsabilités individuelles – la prise de risques des plus jeunes, l’imprudence des plus âgés –, ainsi que la méconnaissance des dangers liés aux activités aquatiques, de surcroît dans des zones interdites à la baignade. Mais elle place aussi sous les projecteurs l’enjeu de la surveillance des baignades, alors que la saison estivale n’a pas encore commencé.

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