Les journées s’annoncent longues, en ce début du mois de juin, au centre de commandement de la zone New York-New Jersey, sis dans la banlieue de Trenton. De l’écran mural de cette gigantesque salle de contrôle, 120 représentants des forces de l’ordre locales et fédérales, ainsi que de la sécurité civile, ont pour mission, à partir du lundi 1er juin, de veiller sur la région, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, alors que se profile la Coupe du monde masculine de football (du 11 juin au 19 juillet). Le MetLife Stadium, situé à une heure de route, accueille huit matchs de la compétition, dont la finale.
Quarante-huit sélections nationales, trois pays organisateurs (Etats-Unis, Canada et Mexique), 16 stades, six semaines de compétition, 104 rencontres : les dimensions de ce Mondial, le plus élargi de l’histoire, ont tout du cauchemar sécuritaire. D’autant plus quand on y ajoute la dimension géopolitique. En effet, parmi les pays qualifiés figurent l’Iran, en conflit avec les Etats-Unis, l’Irak, où la situation est toujours complexe, Haïti ou encore l’Algérie, pays en provenance desquels la délivrance de visas est souvent restreinte, mais aussi la République démocratique du Congo, où sévit une épidémie d’Ebola… Cela sans compter les autres nations auxquelles Donald Trump a déclaré une guerre commerciale sans merci, à l’image de celles de l’Union européenne, avec lesquelles les relations se sont rafraîchies ces derniers mois.
Il vous reste 78.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.