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Prison avec sursis pour deux élus CGT du port de Marseille, condamnés pour « abus de confiance »

Prison avec sursis pour deux élus CGT du port de Marseille, condamnés pour « abus de confiance »

« Une appropriation des fonds par un petit nombre alors qu’ils devaient profiter à l’intégralité des salariés. » Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, lundi 1er juin, pour « abus de confiance » le secrétaire et le trésorier du comité d’entreprise, devenu comité social et économique (CSE) en 2018, du grand port maritime de Marseille à un an de prison avec sursis, respectivement à une amende de 5 000 et 3 000 euros, et à une peine d’inéligibilité de trois ans.

Alors que les manifestants avaient affiché sur les grilles du palais de justice une large banderole rouge « Non à la criminalisation de l’action syndicale », les juges ont estimé que Pascal Galéoté, 53 ans, et Bernard Cristalli, 57 ans, avaient « pendant cinq années [de 2014 à 2018] détourné un montant important de 264 833 euros sans respecter l’usage déterminé du budget du comité d’entreprise ». Leur avocat, Tom Bonnifay, a immédiatement annoncé faire appel.

La condamnation de ces deux leaders du puissant syndicat CGT du port de Marseille est la conclusion judiciaire d’une dénonciation faite par le procureur général de la Cour des comptes, à la suite d’un contrôle en 2020. Les cadeaux, les bouteilles de vin, le stylo Montblanc, les frais de restauration disproportionnés, le matériel informatique pléthorique, la sortie en mer, les cartes Pokémon et les dons à des associations constituent, aux yeux des juges, un « usage dévoyé » des fonds à des fins personnelles et syndicales.

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