Culture

A Montpellier, les « premières fois » en photographie racontent deux siècles d’images

A Montpellier, les « premières fois » en photographie racontent deux siècles d’images

Pour une première, c’est un coup d’éclat ! Directrice artistique du Pavillon populaire de Montpellier depuis janvier, Luce Lebart compose avec « Premières fois/Premières photos », une exposition à la fois savante et ludique, riche d’environ 200 photographies. Sous-titrée « Mille et une inventions de la photographie », elle propose une traversée originale de deux siècles d’images, tentant de répondre à la question, pas si simple : « Qu’est-ce qu’une image première ? »

Dans ce florilège de « premières fois », se bousculent inédits et unes de journaux, images pionnières et prouesses techniques. Des grandes et des petites premières : première communion ou évocation du big bang ; première explosion atomique ou 2CV Citroën numéro 1 ; première microphotographie de puce, première radiographie de hamster tchèque, ou premières photographies sous-marines, prises à la fin du XIXe siècle par le biologiste Louis Boutan (1859-1934) qui opérait dans la baie de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) et mit au point boîtiers étanches et éclairage au magnésium.

Bref, l’exposition enchante façon liste à la Prévert. « J’ai compris que cette idée de l’image première, de l’émotion du jamais-vu, permettait d’entrer dans nombre de champs et de pratiques de la photo, dans des corpus très variés, résume Luce Lebart, forte d’une quarantaine d’expositions à son actif et d’une curiosité tous azimuts. Je suis très animée par le désir de partager une relecture de l’histoire du médium qui permette de montrer à la fois de la photo documentaire, scientifique, artistique, de mode, ou astronomique. »

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