En 2022, le Tour de France Femmes faisait son retour sur les Champs-Elysées, en préambule de la dernière étape de l’épreuve masculine. Bien des gens se demandaient alors « si c’était une bonne idée de relancer cette course », a rappelé la directrice de l’épreuve, Marion Rousse, avant le départ de la Grande Boucle 2026. Alors que les coureuses relient Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) à Nice, samedi 8 août, pour l’avant-dernière étape de cette cinquième édition, la question ne se pose plus. En témoigne la foule réunie chaque matin au départ des étapes, depuis le 1er août, au bord des routes ou devant les télévisions de 190 pays.
« Grâce au Tour de France Femmes, le cyclisme féminin s’installe davantage dans la vitrine, se réjouit Michel Callot, président de la Fédération française de cyclisme (FFC), qui relève un certain engouement dans les clubs depuis le retour de la Grande Boucle – absente depuis 1989. Maintenant, les jeunes coureuses savent que si ça fonctionne bien sur le plan sportif, elles pourront vivre de leur sport. »
Elle-même ancienne coureuse, Marion Rousse rejoint ce constat. « Il y a vraiment eu un avant et un après Tour de France Femmes », expose la patronne de la course, parvenue à donner un coup d’accélérateur à une discipline reléguée au second plan. Désormais, toutes les coureuses des 21 équipes de première et de deuxième divisions sont professionnelles – avec un salaire minimal de 38 000 euros brut annuels en WorldTeam (première division) et de 22 000 euros pour les ProTeam (deuxième division). Le calendrier s’est étoffé et compte désormais 27 rendez-vous, dont des courses prestigieuses comme Milan-San Remo ou Paris-Roubaix –, contre 21 en 2020.
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