Si la dette devient chaque jour une contrainte de plus en plus centrale pour l’Etat, la problématique ne semble pas avoir encore transformé les pratiques de tous ceux qui participent à la décision publique. Dans les cercles politiques comme au sein de la haute fonction publique, il existerait même une certaine forme d’« insouciance partagée ». C’est le constat que dresse, avec une franchise assez rare, l’association de hauts fonctionnaires Servir, dans sa contribution à la « revue stratégique » sur l’avenir de la fonction publique lancée en mars par le gouvernement et dont les travaux seront restitués le 19 octobre.
« Il se trouve en France des économistes influents se prévalant de prix Nobel d’économie pour défendre que la dette publique n’est pas un problème », relève dans un « Livre vert », dévoilé mardi 6 octobre, cette association constituée d’anciens élèves de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et de l’Institut national du service public (INSP). Avant de poursuivre : cette vision est devenue « quelque peu contagieuse dans certains milieux politiques voire dans la haute administration ».
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