Neuf heures pile, jeudi 30 juillet : une nouvelle réunion de la cellule de crise quotidienne commence à l’hôpital Pellegrin, l’un des quatre sites du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux. Autour du directeur général de l’établissement hospitalier, tous les cadres et responsables sont à pied d’œuvre, dans une organisation millimétrée. Les sujets s’enchaînent, les réponses sont données sans hésitation. En introduction, deux points soulèvent l’attention des soignants : les effets de la fumée dans la métropole depuis vendredi 24 juillet en fin d’après-midi, et la santé mentale des habitants.
Les conséquences de l’inhalation des fumées du mégafeu qui touche la Gironde depuis le 22 juillet sont scrutées de près. Les caissons hyperbares, utilisés pour traiter les intoxications au monoxyde de carbone, sont prêts. Une cinquantaine de patients pourront être traités, si besoin, même si la question n’est pas à l’ordre du jour. Chaque éventualité est anticipée. Par ailleurs, deux intoxications médicamenteuses, plutôt rares en été, interrogent les médecins présents. En effet, une décompensation peut toucher les patients les plus fragiles psychologiquement.
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