Politique

Canicule : la motion de censure des Ecologistes ne sera pas votée par le PS, une motion « de posture politique », selon Maud Bregeon

Canicule : la motion de censure des Ecologistes ne sera pas votée par le PS, une motion « de posture politique », selon Maud Bregeon

Une motion de censure ​contre le gouvernement ‌de Sébastien Lecornu, déposée par le groupe des Ecologistes, devrait être débattue lundi 6 juillet, l’après-midi, à l’Assemblée nationale. Soutenue par La France insoumise, elle a pour but de protester contre ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gestion de la canicule de juin. En l’absence de soutien du Rassemblement national (RN) et du PS, la motion n’a aucune chance de recueillir les 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement.

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, avait annoncé qu’il voterait la motion de censure des Ecologistes, jugeant nécessaire d’adresser « un avertissement clair » au gouvernement sur « l’inaction climatique », dans une interview accordée dimanche 5 juillet au Parisien.

Les députés socialistes ont annoncé qu’ils ne voteront pas cette motion de censure, contrairement au principal dirigeant du parti, Olivier Faure. « Nous partageons (…) la colère contre l’inaction climatique d’Emmanuel Macron », mais les Français attendent « des solutions plutôt que d’entrer dans une crise politique sur ce sujet », estime, lundi 6 juillet, le groupe socialiste dans un communiqué.

« Posture politique »

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a, quant à elle, affirmé qu’il s’agit d’une motion de censure « de posture politique » de la part des Ecologistes. « Ce n’est pas très sérieux. On a en ce moment 3 000 pompiers qui sont mobilisés sur des incendies. (…) On a des difficultés sur le plan budgétaire, on a des lois importantes qui arrivent à l’Assemblée, notamment sur la protection de l’enfance », a réagi la porte-parole sur Franceinfo, lundi 6 juillet.

« Face à la situation qu’on traverse, prétendre que censurer le gouvernement pourrait durablement, et également à court terme d’ailleurs, apporter des réponses est un mensonge politique », a-t-elle estimé.

Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu quelques jours avant le vote, consulté par l’Agence France-Presse, les députés socialistes écrivaient qu’« il n’[était] pas trop tard pour entendre les attentes » des Français contre le changement climatique, enjoignant le premier ministre à prendre des mesures. « Face au dérèglement climatique, nous ne sommes pas prêts », affirment-ils.

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