Culture

« Ducobu et le fantôme de Saint-Potache », les aventures du cancre déclinées sur une note de paranormal

« Ducobu et le fantôme de Saint-Potache », les aventures du cancre déclinées sur une note de paranormal

L’AVIS DU « MONDE » – ON PEUT ÉVITER

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Les lycées brûlent, mais il y a toujours un Ducobu qui sort. Pour qui ? Pour quoi ? On ne sait pas. Ducobu est une énigme. Pas très intéressante, mais une énigme tout de même. Succès en librairie d’abord, puisque c’est une série de bande dessinée créée dans les années 1990 par les Belges Zidrou (scénario) et Godi (dessin), ancrée autour de la figure du cancre dans une classe – la comparaison avec Le Petit Nicolas, de René Goscinny (1926-1977) et Jean-Jacques Sempé (1932-2022), serait cruelle.

Succès en salle ensuite, puisque la franchise a été déclinée au cinéma à partir de 2011, jusqu’à ce nouveau et sixième volet, Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, réalisé pour la troisième fois par Elie Semoun. Les cinq précédents films ont oscillé entre 1 million et 1,5 million d’entrées au cinéma. Tant mieux pour eux.

L’action est censée se passer à l’époque actuelle (les outils numériques sont de la partie, puisque Ducobu s’en sert pour tricher) alors même que l’imaginaire général est celui de la scolarité des années 1950-1980, avec une figure d’instituteur autoritaire en blouse, Monsieur Latouche, incarné depuis le début par le réalisateur Elie Semoun. L’enfant endossant Ducobu a toujours changé entre-temps.

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