Économie

En Grèce, avec le boom du tourisme, les cinq-étoiles fleurissent au détriment des petits hôtels familiaux

En Grèce, avec le boom du tourisme, les cinq-étoiles fleurissent au détriment des petits hôtels familiaux

Sur les îles grecques, les chambres chez l’habitant se font désormais plus rares et les hôtels cinq étoiles avec piscines, spa ou plage privée se multiplient. En dix ans, le nombre d’établissements luxueux a plus que doublé dans le pays (+ 111 %, pour 869 adresses), lorsque les établissements une et deux étoiles ont diminué de 22 %, pointait une étude de l’Institut de recherche et de prévision du tourisme (ITF), publiée le 13 juillet. Le changement est encore plus spectaculaire lorsque l’on regarde la capacité d’accueil. Les hôtels quatre et cinq étoiles ne représentent que 27,7 % des établissements du pays, mais concentrent 54,4 % des chambres.

« Le tourisme grec ne doit plus miser sur la quantité mais sur la qualité », souligne Alexandros Vassilikos, président de la Chambre grecque des hôtels, alors que les effets du surtourisme (hausses des loyers, pénuries d’eau en haute saison…) sont largement documentés. Encore faut-il que cette montée en gamme ne « se fasse pas au détriment du modèle traditionnel d’accueil en Grèce qui reste celui des petits hôtels familiaux avec en moyenne 43 chambres », ajoute l’hôtelier. « Il faut de tout et ne pas être dépendant d’un type de clientèle… », estime-t-il.

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