On s’en doutait un peu. Laura Misch a investi lundi 5 octobre, la scène de la Marbrerie à Montreuil avec, au-delà du saxophone et de sa voix, un lithophone. Certes, il s’agissait d’une version numérique de cet instrument purement organique, mais les pierres sonores qui le constituent, assemblées à la manière des lames en bois d’un balafon ou métalliques d’un vibraphone, étaient, sur scène, bel et bien visibles. À 33 ans, la saxophoniste et chanteuse britannique compte, à son actif, trois albums. C’est avec les morceaux du dernier, Lithic, paru en juin chez One Little Independent (et dont une version live, captée en juillet au Barbican Centre de Londres, est sortie récemment), que l’artiste s’est illustrée dans l’art de jouer avec les échos, les respirations, l’amplification et, surtout, les éléments naturels.
Dans la salle, se côtoient d’un côté, son public inconditionnel qui va grandissant depuis ses débuts en 2017 – on aura notamment croisé la chanteuse Awa Ly – et, de l’autre, un public curieux, attiré par le caractère immersif de ses propositions musicales et scéniques. 21 heures et des poussières. D’entrée de jeu, l’organique donne le ton : des gouttes d’eau, qui résonnent, tombent lentement du plafond (allez savoir quel mécanisme a permis un tel effet).
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