C’était une des interrogations du jour : la mobilisation étudiante allait-elle prendre une ampleur comparable à celle du mouvement lycéen ? Pour pousser dans ce sens, une plateforme commune, signée lundi 5 octobre par l’Union étudiante, l’UNEF, Solidaires étudiants, la FAGE et l’Union syndicale lycéenne, présentait « dix mesures d’urgence pour la jeunesse ».
Mais ce mardi 6 octobre, les multiples fermetures de sites universitaires et le passage au cours en distanciel semblent avoir limité la mobilisation des étudiants. Dans le nord de Paris, les campus de Clignancourt (Sorbonne Université) et de La Chapelle (Paris-I Panthéon-Sorbonne), bloqués par des étudiants en fin de semaine dernière, sont cette fois restés portes closes.
Aucun blocage n’a été entrepris non plus à Sciences Po Paris ni à la Sorbonne, où les cours ont été passés en distanciel. Pour Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, ces fermetures administratives sont une « entrave » à la mobilisation. Comme un paradoxe, des établissements qui ne se mobilisent pas de coutume ont été bloqués, comme l’université Paris-Dauphine et l’Institut d’études politiques de Fontainebleau.
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