Voilà un moment que Marine Tondelier avait fermé la porte aux « insoumis ». En avril, la secrétaire nationale des Ecologistes n’avait donc pas répondu au coordinateur de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, qui lui avait proposé « une nouvelle alliance populaire » derrière Jean-Luc Mélenchon, avec à la clé un accord « sur le programme » et sur « les candidatures aux élections sénatoriales et législatives ». A l’époque, la cheffe de file écologiste croyait encore à l’avènement d’une primaire de toute la gauche hors LFI, à laquelle elle aurait participé, voire qu’elle aurait gagnée. En juillet, les socialistes ont douché son espoir en votant contre cette hypothèse, et laissé Marine Tondelier face à une équation impossible : comment aborder l’élection présidentielle ?
Alors, la conseillère d’opposition d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a pris la plume mi-août et s’est adressée aux dirigeants des différents partis de gauche, leur proposant des discussions bilatérales. « Les Ecologistes sont prêts à travailler, à discuter et à construire un projet partagé. L’êtes-vous également ? », a-t-elle écrit. Une missive en forme de posture, tant elle sait que LFI et le Parti socialiste (PS) ont chacun pris des voies autonomes. « Si quelqu’un dit : je n’en suis pas, il assumera les conséquences de ses actes », défend toutefois la députée écologiste de Paris Léa Balage El Mariky, comme pour leur passer le mistigri de la division.
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