Politique

Présidentielle 2027 : les « mesures magiques » de Marine Le Pen pour convaincre de son sérieux budgétaire

Présidentielle 2027 : les « mesures magiques » de Marine Le Pen pour convaincre de son sérieux budgétaire

Marine Le Pen peut-elle faire entrer les ronds de son programme présidentiel dans le carré de l’orthodoxie budgétaire ? De la réussite de l’exercice, ô combien ardu, dépend une partie de l’issue du second tour de l’élection présidentielle 2027, estime-t-on dans son entourage. Mardi 6 octobre, la candidate d’extrême droite a présenté, lors d’une conférence de presse au luxueux nouveau siège du Rassemblement national (RN), la trajectoire budgétaire d’un éventuel quinquennat.

La forme était plus convaincante que le fond : comme de coutume à l’extrême droite, la grande majorité des économies sont concentrées sur trois postes que sont la contribution à l’Union européenne, les fraudes présumées et les étrangers ; et le chiffrage repose sur des hypothèses économiques très optimistes. S’y ajoutent, pour la première fois au RN, l’annonce d’importantes coupes dans le système de santé, dans le logement social et le nombre de fonctionnaires.

L’ensemble a laissé circonspects les économistes et suscité une vive riposte politique, à droite comme à gauche. Aucun des candidats n’a, jusqu’à présent, tenté une telle opération de transparence sur ses options budgétaires pour le quinquennat. Et pour cause : l’opération expose largement celui qui s’y prête. Un risque assumé pour le RN : « Pour 2027, il ne faut pas rester discret sur les économies, assure Jean-Philippe Tanguy, à la manœuvre de cette “trajectoire budgétaire”. C’est parachute, bretelle et ceinture. S’il y a une crise de la dette, on apparaîtra comme les plus crédibles. »

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