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A Toulouse, le profil de Bertrand Le Digabel, bibliothécaire mais aussi éditeur d’auteurs néonazis, oblige la municipalité à réagir

A Toulouse, le profil de Bertrand Le Digabel, bibliothécaire mais aussi éditeur d’auteurs néonazis, oblige la municipalité à réagir

Comment peut-on être la fois employé dans une médiathèque municipale, éditeur et écrivain dans une maison d’édition néonazie ? Le site Mediacités Toulouse a révélé, le 11 mai, la double vie de Bertrand Le Digabel, jusqu’alors inconnue. L’homme de 56 ans, travaillant à la médiathèque Fabre, dans le quartier des Carmes, est aussi responsable de la maison d’édition Auda Isarn, qui ne compte aucun salarié. « Depuis 2002, [elle] republie des auteurs collabos, cultive la nostalgie du IIIe Reich et produit une partie de la propagande identitaire, nationaliste et néonazie », précise Mediacités dans son article.

Créée en 2002 par Bertrand Le Digabel, cette maison d’édition doit son nom à un personnage du roman Nouveaux cathares pour Montségur, paru en 1969 et dont l’auteur est Marc Augier, pseudonyme Saint-Loup, qui fut journaliste à La Dépêche du Midi, militant socialiste, séduit ensuite par le nazisme jusqu’à s’engager dans la Légion des volontaires français, puis dans la Waffen-SS. Condamné à mort par contumace en 1948, il publie cependant essais et romans adulés par les lecteurs d’extrême droite, jusqu’à sa mort, en 1990.

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