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Paul McCartney, du rock et des ballades mélancoliques pour son vingtième album

Paul McCartney, du rock et des ballades mélancoliques pour son vingtième album

Quand ces deux groupes étaient simultanément en activité dans les années 1960, le manager Andrew Loog Oldham veillait attentivement à ce que les sorties discographiques des Rolling Stones ne percutent pas celle des Beatles, dominateurs des classements. Ce fut le cas en 1966 avec les parutions de deux classiques de la pop britannique, les albums Aftermath (Stones) et Revolver (Beatles). Soixante ans plus tard, on peut être saisi d’un intense vertige temporel puisque les survivants de ces deux institutions continuent de faire l’actualité : le 10 juillet, Mick Jagger et Keith Richards, 82 ans chacun et membres fondateurs des Rolling Stones en 1962, publieront avec leur camarade Ron Wood Foreign Tongues, un vingt-cinquième album studio qui se distingue d’ores et déjà pour sa pochette, la plus hideuse d’une œuvre qui en est pourtant riche.

Il comptera comme invité l’ex-Beatles Paul McCartney, d’un an leur aîné, qui a pris les devants vendredi 29 mai avec The Boys of Dungeon Lane, son vingtième album en solitaire depuis sa séparation d’avec John Lennon en 1970. Première curiosité, le bassiste et multi-instrumentiste gaucher s’est entouré du même producteur et musicien, le minot new-yorkais Andrew Watt (35 ans), qui officie pour les Stones depuis Hackney Diamonds (2023). Plus conservateur qu’eux, « Macca » s’est contenté de convier pour sa part l’ancien batteur de son premier groupe, un certain Ringo Starr (85 ans).

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