CHRONIQUE
Juste au moment où l’étau dans lequel Donald Trump enserre la vie politique américaine commence à se desserrer, voilà son alter ego fictif défait de la plus ignominieuse des manières. Le dernier épisode de la cinquième et ultime saison de The Boys, en ligne (sur Prime Video) depuis le 20 mai met en scène la victoire des héros sur les super-héros, à commencer par leur chef paranoïaque, aux cheveux teints d’un blond étrange, Homelander.
Adaptée du comic de Garth Ennis et Darick Robertson publié entre 2006 et 2012, la série développée par Eric Kripke est devenue au fil de sa diffusion (on a découvert le premier épisode le 26 juillet 2019) le reflet grossissant des Etats-Unis à l’ère MAGA. Dans cet univers, les super-héros tiennent leurs pouvoirs d’expérimentations qu’une multinationale, Vought, a menées sur des enfants. En plus d’éliminer violemment les voleurs de sacs à main, les mutants – que leurs contempteurs appellent « supes » avec dédain – sont des rouages dans la machine médiatique et commerciale qu’a construite Vought. Une bande mal assortie (agent secret sans scrupule, adolescent prolongé, super-héroïne bourrelée de remords…) tente de mettre fin à la domination des « supes » sur la vie publique.
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