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« Il faut qu’il y ait un sursaut » : dans le cortège parisien de lutte contre les violences sexuelles, l’urgence d’un changement

« Il faut qu’il y ait un sursaut » : dans le cortège parisien de lutte contre les violences sexuelles, l’urgence d’un changement

C’est la première manifestation de Soann, 3 ans et demi. Ce samedi 4 juillet, le petit garçon tient fermement la main de sa mère, Soraya, venue avec son compagnon, Cédric, défiler en solidarité aux victimes de violences sexuelles. « C’est tellement grave, ça me tient à cœur d’être là pour montrer qu’on n’accepte plus ces violences, en particulier quand ça touche les enfants », explique l’éducatrice spécialisée de 38 ans, venue du Val-de-Marne. « Il faut que ça bouge, que la loi intégrale passe, on va tout faire pour », ajoute-t-elle, déterminée.

Comme Soraya et sa famille, des milliers de personnes se sont déplacées, à Paris et dans de nombreuses autres villes - 110 cortèges ont été recensés par les associations - pour exprimer leur colère face à l’ampleur des violences sexuelles contre les femmes et les enfants, et réclamer au gouvernement la mise en place d’une politique publique d’envergure. Les organisateurs ont revendiqué 100 000 participants à Paris, la préfecture évoquant de son côté 6 440 participants dans la capitale et 10 700 dans les autres cortèges.

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