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Qu’est-ce que l’EF-SON, la grenade assourdissante à l’origine de la mutilation d’un lycéen et dont l’usage a été suspendu par le gouvernement ?

Qu’est-ce que l’EF-SON, la grenade assourdissante à l’origine de la mutilation d’un lycéen et dont l’usage a été suspendu par le gouvernement ?

Une nouvelle grenade, une première mutilation et une suspension. L’arme qui a arraché la main d’un lycéen de 15 ans à Lens (Pas-de-Calais), lundi 5 octobre, est une grenade assourdissante d’une nouvelle génération, en dotation depuis seulement un an dans les rangs des forces de l’ordre.

Par un télégramme du mardi 6 octobre adressé à l’ensemble de la police nationale, son directeur général, Louis Laugier, a annoncé la « suspension à titre conservatoire » de l’emploi cette arme, « dans le cadre du mouvement lycéen uniquement (…), le temps que les circonstances de la blessure du jeune homme à Lens soient établies ». « Je suspends son usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’aura pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire », a confirmé le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, sur RTL dans la matinée de mercredi. L’inspection générale de la police nationale a été saisie de 18 enquêtes, a-t-il ajouté.

Baptisée EF-SON, l’arme est fabriquée par le Français Alsetex, partenaire commercial historique du ministère de l’intérieur. Elle est à la disposition des forces de l’ordre depuis l’été 2025, avec un autre modèle également assourdissant, la GL-304, fabriqué par le Brésilien Condor. L’EF-SON peut être tirée avec un lance-grenades. Avec un diamètre de 40 millimètres, elle n’est pas compatible avec le lanceur Cougar – hégémonique depuis une décennie dans les opérations de maintien de l’ordre –, mais avec le Cobra. Cette arme à double tube a, elle aussi, été mise à disposition des forces de sécurité en 2025.

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