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Disparition de Lyhanna : enquête administrative sur le traitement d’une plainte pour viols sur mineure visant le suspect, mis en examen

Disparition de Lyhanna : enquête administrative sur le traitement d’une plainte pour viols sur mineure visant le suspect, mis en examen

Laurent Nuñez a annoncé, mercredi 3 juin, diligenter, avec Gérald Darmanin, une enquête administrative sur le traitement d’une plainte pour viols sur mineure déposée en août 2025 contre l’homme de 41 ans qui est soupçonné de l’enlèvement de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers.

« J’en ai parlé avec le garde des sceaux et nous avons décidé sur cette question [les actes d’enquête effectués depuis le dépôt de la plainte] de diligenter une enquête administrative, qui sera confiée à l’inspection générale de la justice, à l’inspection générale de la gendarmerie nationale pour identifier évidemment d’éventuels dysfonctionnements », a annoncé le ministre de l’intérieur lors des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale. De son côté, la procureure d’Auch tiendra une conférence de presse à 17 heures.

Mardi soir, le procureur de la République de Toulouse a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) que ce père de 41 ans, mis en examen et placé en détention pour cette affaire, avait fait l’objet d’une plainte pour viols sur une enfant de 10 ans, déposée en août 2025. Cette plainte pour « viols sur mineure de moins de 15 ans » a été déposée le 22 août 2025 à la brigade de gendarmerie de Plaisance du-Touch, en Haute-Garonne.

Comme l’agression avait eu lieu à Montestruc-sur-Gers, village où réside la famille de Lyhanna, dans le Gers, le parquet de Toulouse a transféré le dossier au parquet d’Auch, qui n’a transmis la plainte à la gendarmerie de Fleurance qu’en janvier, a déclaré la procureure d’Auch Clémence Meyer, précisant que « l’enquête est toujours en cours ».

La mère de la fille qui a déposé cette plainte a affirmé à BFM avoir sollicité les enquêteurs à plusieurs reprises pour connaître l’évolution de la procédure, sans obtenir de réponse. Les parents de Lyhanna ont « pris connaissance de la procédure pénale ouverte depuis le 22 août révélée par les médias. Ils demeurent dans la plus grande inquiétude, appellent à respecter leur intimité et ont foi en la justice », selon un communiqué de leur avocat, François Roujou de Boubée.

Par ailleurs, il y a cinq ans, le suspect a également été licencié de son emploi au lycée de Lectoure « après une procédure disciplinaire à la suite du signalement d’un comportement inapproprié envers une lycéenne », a déclaré la région Occitanie. Chargée de la gestion des lycées, la collectivité a précisé que le mis en examen avait fait des remplacements en tant qu’« agent polyvalent d’entretien/petite maintenance » dans plusieurs établissements gersois entre septembre 2018 et février 2021.

« Entre 170 et 180 personnes toujours en renfort »

Aussi, une « soirée pyjama » organisée au domicile du suspect et son comportement avec les amies de sa fille avaient conduit les parents de Lyhanna à prendre leurs distances. Devant le juge d’instruction nommé dans le dossier Lyhanna, le suspect, dont le casier judiciaire ne fait apparaître aucune condamnation, « n’a pas souhaité s’exprimer », « ni répondre à d’éventuelles questions », a affirmé le procureur de la République d’Agen, Olivier Naboulet.

Sollicitées par l’AFP, les avocates du suspect, Sandra Vazquez et Eléonore Paré, n’ont pas souhaité répondre, renvoyant à leur communiqué diffusé mardi affirmant qu’elles ne feraient « aucune déclaration à la presse » et invitant « l’ensemble des médias et intervenants » au « plein et strict respect » de la présomption d’innocence.

Cette position de principe s’applique « par extension à toute la défense de notre client » et donc « également pour toutes les éventuelles procédures en cours », a précisé Mme Vazquez. Mercredi, au sixième jour de la disparition de la collégienne, les recherches ont repris à Fleurance et dans les communes voisines, une zone rurale, boisée et vallonnée, à environ 80 kilomètres à l’ouest de Toulouse.

« Le volume du dispositif du jour est reconduit, compris entre 170 et 180 personnes, dont les gendarmes mobiles, toujours en renfort », a déclaré un porte-parole du commandement opérationnel de la gendarmerie sur place, le lieutenant-colonel Romand. « Une cinquantaine de volontaires », issus des rangs des chasseurs, ont « été répartis en plusieurs groupes, encadrés par les gendarmes », ce qui porte à « environ 230 » le nombre de personnes déployé sur le terrain.

Par ailleurs, la voiture du suspect a été saisie et transférée à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise (Val-d’Oise), en région parisienne, pour analyse.

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